Nom du blog :
depare
Description du blog :
Aimer apprendre!
L'instruction est la base de la liberté, elle enrichit, elle grandit, elle agrandit
Catégorie :
Blog Sciences
Date de création :
06.02.2013
Dernière mise à jour :
03.07.2020
Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or depare
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
· LES ORIGINES DU VOCABULAIRE FRANÇAIS
· La pédagogie de l'imaginaire en éducation à l'environnement.
· HISTOIRE DE LA GRANDE MOTTE
· LES ETAPES DU DEVELOPPEMENT
· Les dunes, La plage.
· Caractéristiques des public : psychologie du développement.
· Les oiseaux du littoral méditerranéen.
dune sable littoral environnement éducation imaginaire dune sable littoral
Derniers commentaires RechercheCHANTELOT Virginie
La pédagogie de l’imaginaire en éducation à l’environnement.
*Éducation à l’environnement : historique.
L’éducation à l’environnement se développe au début des années 1970, en réaction aux pressions exercées par l’homme sur la nature : destruction des milieux et des espèces, soit protéger les écosystèmes.
Dans le contexte de la mise en place du programme des Nations unies pour l’environnement ainsi que par l’organisation de la première conférence internationale de Stockholm en 1972, l’Unesco (organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) lance le programme international d’éducation à l’environnement en 1975 avec pour objectif : « d’amener les individus à saisir la complexité de l’environnement ainsi qu’à acquérir les valeurs et comportements nécessaires pour participer à la prévention, à la solution des problèmes de l’environnement, à la gestion de la qualité de l’environnement ».
1977 : conférence de Tiblissi (URSS) : éducation civique qui a pour but de mener les individus et collectivités à saisir la complexité de l’environnement (interactivité de ses aspects biologiques, physiques, sociaux, économiques et culturelles). L’éducation à l’environnement vise à acquérir les connaissances, valeurs, comportements et compétences pratiques pour participer de façon responsable et efficace à la prévention, solution des problèmes de l’environnement, et à la gestion de la qualité de l’environnement.
L’éducation à l’environnement pour un développement durable : des premières assises internationales d’éducation à l’environnement de Montréal en 1997 est née le collectif français pour l’éducation à l’environnement, composé de multiples organisations et partenaires associées (État, fondation, réseau école et nature, etc.).
Les deuxièmes Assises régionales d’éducation à l’environnement se sont déroulées à Sète en 2000, et les troisième Assises régionale se sont déroulées à Capeslong en 2004.
Une charte de l’environnement est signée en 2005, elle concerne les droits et devoirs relatifs à l’environnement.
En 2007 est lancé le Grenelle de l’environnement : actions individuelles et politiques publiques pour un développement durable (mesures en matière d’isolation, de transport en commun, de culture biologique, diminution d’emploi de pesticides, éco énergie, diminution du réchauffement climatique).
Autres actions de protection de l’environnement : le protocole de Kyoto en 2009, le plan climat en 2004, la conférence de Copenhague en 2009.
*Les finalités de l’éducation à l’environnement :
-Il s’agit d’éducation pour l’environnement : responsabilisation des individus quant à la protection de leur environnement, écocitoyenneté et écocivisme (ne plus faire de gaspillage, ne pas jeter ses déchets n’importe où, économiser l’énergie etc.).
- et Par l’environnement : l’environnement enrichit la personne de savoirs, de connaissances, de savoir-faire et de savoir être (respecter l’environnement).
Soit une éducation àl’environnement.
*Les objectifs de l’éducation à l’environnement.
Les objectifs généraux :
-sensibilisation et découverte des différents environnements qui composent notre vie quotidienne (urbain, naturel, sonore, visuelle etc.).
-Développer ses connaissances quant à son environnement proche (ville, nature, garrigues, etc.).
-Engendrer des comportements écocitoyen et respectueux de l’environnement.
Les objectifs spécifiques :
-développer ses connaissances, son imaginaire, ses capacités artistiques, sensorielles, ses habiletés manuelles, soit développer ses savoirs, savoir-être et savoir-faire.
Conclusion : de la protection de l’environnement au développement durable. Selon la charte du réseau école et nature de 1996, les objectifs de l’éducation à l’environnement sont : des objectifs comportementaux : développer de nouvelles aptitudes, attitudes par rapport à l’environnement, développer ses capacités d’observation, de découverte et d’action.
Les objectifs méthodologiques : acquérir des méthodes d’approches diversifiée et des outils opérationnels pour mieux observer, comprendre et agir.
Les objectifs notionnels : acquérir des connaissances objectives des phénomènes et des systèmes.
Il s’agit de donner à tous les moyens d’un comportement responsable, de favoriser la formation des futurs citoyens pour qu’ils soient des acteurs dynamiques et avertis mais aussi pour qu’ils aient un sentiment de responsabilité et d’appartenance. Ce sentiment leur permettra d’écrire des repères culturels (historique, sociologique, artistiques et environnementaux) nécessaires à la compréhension du monde actuel.
Ces repères leur donneront les moyens d’être acteurs dynamique de la construction de la société, et non des spectateurs passifs.
Remarque: de l’éducation à l’environnement à l’éducation au territoire : il s’agit d’une éducation formatrice pour l’individu et efficace pour la protection de l’environnement : c’est une éducation pour et par le territoire, dans le territoire et aux territoires. Il s’agit de promouvoir un développement associant tous les acteurs locaux dans des actions conciliants protection de l’environnement et découverte de son environnement de proximité.
Ancrage local : l’espace géographique est le contexte de base, le cadre d’action, il est porteur de projets : repérer les spécificités, problématiques et richesses de l’environnement de proximité, mise en valeur des patrimoines et territoires de vie.
Partenariats : ancrer l’action dans une dynamique locale : intervenants locaux, partenaires sociaux, collaboration, éveil culturel et lien social.
L’éducation aux territoires c’est « promouvoir un développement associant tous les acteurs locaux dans des actions de protection de l’environnement, de découverte locale, d’équité sociale, d’efficacité économique : éducation dans le territoire et aux territoires : créer l’appartenance, l’ancrage territorial, le lien avec le territoire, se construire des représentation vis-à-vis de nos territoires de vie », Jacquemin 1998.
La pédagogie de l’imaginaire en éducation à l’environnement (Cf. Dominique COTTEREAU):
Tout en prenant en compte la sécurité des enfants, l’éducation à l’environnement est une éducation formatrice pour l’individu, et efficace pour la protection de l’environnement.
La pédagogie de l’imaginaire est la plus adaptée à sa mise en œuvre.
Car il ne s’agit pas de bricoler une pédagogie en dehors de toute écoute sensible de l’être humain.
En effet, éducation à l’environnement a peu de sens si elle n’inclut pas une éducation à l’autre, si elle ne travaille pas la sensibilité au monde. L’animateur est un enrichi sœurs de relations humaines, en prise directe avec les enjeux de la ville et de la société. Car nous sommes avant tout des spécialistes de l’humain, des professionnels de la relation : harmonisation de l’individu avec sa relation à lui-même, aux autres et au monde.
La pédagogie de l’imaginaire en éducation à l’environnement alterne les différentes approches et rend l’enfant acteur de l’animation, elle laisse une place centrale au développement de sa personnalité, de sa créativité et sensibilité, soit développer le soi pour développer le monde.
L’imaginaire se manifeste au travers des arts plastiques (dessins, peintures, sculptures, etc.), des activités manuelles, des activités verbales et d’expression, des activités corporelles, musicales, bref, l’imaginaire participe à tous les composants de la vie. Le champ infini dans lequel il agit met en jeu toutes les compétences de la personne : motricité, mémoire, sans esthétique, créativité, imagination, etc.
L’imaginaire participe à la construction de notre rapport au monde, il permet de réduire et d’intérioriser le monde, de le conserver mentalement ou grâce à un support matériel, mais aussi de le faire varier, de le transformer.
Nous sommes ici dans le registre de l’intime, de quelque chose qui peut toucher le monde intérieur, ce qui est essentiel dans une éducation à l’environnement.
Il nous faut développer un rapport affectif avec l’environnement, pour induire des comportements respectueux et ainsi favoriser l’écocitoyenneté et l’écocivisme (comportements qui sont nos finalités en tant qu’animateur).
La pédagogie de l’imaginaire de Dominique Cottereau (« chemin de l’imaginaire, pédagogie de l’imaginaire en éducation à l’environnement », édition babio, 1999), inclut une éducation à l’autre et travaille la sensibilité au monde.
Le rapport que nous entretenons avec la nature est « être au monde » dans lequel se tissent les rapports aux autres et aux choses. Cet « être au monde » et surtout sensible et émotionnel, il nous fait participer à la vie en mettant du sens sur les choses et les événements. La sensibilité de l’être au monde construit sa reliance à tout ce qui vit, à tout ce qui est. Ce rapport au monde est un espace temps pendant lequel s’élaborent les fondements de nos actes envers l’environnement.
La pédagogie de l’imaginaire vient en alternance compléter la compréhension du milieu par des méthodes rationnelles d’études de l’environnement, soit une alternance écho formatrice.
Tout en prenant en compte la sécurité physique, psychique et affective des enfants, la pédagogie de l’imaginaire en l’éducation à l’environnement permet une écoute et une expression sensible, rêveuse et artistique du milieu et dans le milieu.
L’alternance des approches est indispensable car on ne peut mélanger l’étude scientifique et la rêverie imaginaire. La découverte de la nature et le développement de ses sensibilités permettront une prise de conscience des enjeux écologiques et de l’importance des comportements sur l’environnement.
Le déroulement des actions d’animation suit une logique de sensibilisation à l’environnement progressive basée sur l’alternance des différentes approches de la pédagogie de l’imaginaire.
Elle respecte une progression dans la démarche de découverte de l’environnement, avec une phase de sensibilisation (jeu nature), une phase contact avec le terrain (activités sensorielles d’écoute ou d’observation, user des sens et des émotions), et une phase de créativité (activités artistiques).
Les activités sont modulables et interchangeables. Elles peuvent être adaptées à la situation et à la demande des approches. On parle d’animations éclatées, soit la mise à bout de séquences pour créer une animation continue (environ 2:00 par jour). Ces animations courtes faites de séquences autonomes s’appuient sur des conclusions principales bien assimilées, qui mises ensemble forme une animation continue.
Ainsi, le public peut alterner les activités, et maîtriser son temps libre. De plus il assimille tranquillement la séquence, peut la retravailler (par exemple des activités de création artistique) et cela rythme la journée.
Cette pédagogie laisse la place première à l’enfant, à travers l’alternance des différentes approches qui s’entrecroisent :
*l’approche artistique par des ateliers d’expression : création artistique avec des objets ramassés, dessin, peinture, modelage, musique, chant, écriture (poésie ou écriture de texte, jeux de mots, etc.), photo reportage, et autres animations artistiques : bricolage express avec des objets naturels, palette de couleurs, fabriquer un monotype, jardin japonais ou compositions florales, découpage, collage, etc. Autant de moyens d’organiser et de désorganiser notre environnement, et d’utiliser nos sensations pour découvrir un Nouveau Monde : susciter l’éveil du regard qui comprend, à la parole qui lie et délie, au geste qui ouvre les portes de l’imaginaire.
L’objectif spécifique est de développer ses capacités artistiques, ses savoirs-faire manuel, son imagination.
*L’approche kinesthésique, corporelles ou physique : ainsi le corps se familiarise avec l’espace et le nouveau lieu investi, ce qui est essentiel pour la rencontre avec le milieu et de plus, l’enfant développe ses capacités physiques.
L’objectif spécifique est de développer ses capacités physiques et sportives.
Exemple d’animation : le yoga enfantin, jouer avec une chaise, etc… soit jouer avec son corps dans la marche, la course, trouver l’équilibre, éprouver son corps dans l’espace, « l’enfant s’émerveille autour de l’esthétique du kinesthésique » Louis Espinasouss.
*L’approche sensorielle : apprendre à développer ses sens en écoutant, en sentant, en marchant pieds nus, en touchant.
Ces animations sensorielles d’initiation (qui conviennent très bien aux enfants en début de séjour) ont pour objectif spécifique de développer ses sens et sensations : apprendre à ressentir, sentir, observer, écouter, etc. pour susciter un autre regard sur l’environnement, un regard nouveau.
Exemple d’animation : activité en fermant les yeux : découvrir un parcours dans la nature sans le voir, et retrouver le parcours exact avec la vue. Marcher sur différents supports sans les voir et les reconnaître. Marcher le long d’une corde et rien qu’en écoutant les bruits alentours essayer d’imaginer le paysage qui nous entoure.
Kim goûté (reconnaître différents goûts sans les voir), kim touché (reconnaître des objets sans les voir), kim senteur; palette des couleurs, activités miniatures (changer d’échelle et devenir un tout petit et observer ce qui se passe), activités d’observation : savoir observer reconnaître les arbres, observer à la loupe, etc.
*L’approche ludique : jouer implique un investissement total de l’enfant face au monde, il invente de nouvelles facultés et invente sa relation au monde. L’enfant construit une personnalité sensible aux espaces, le jeu est un engagement total dans le relationnel au monde et dans l’expression de soi, avec le jeu, l’enfant agit, explore et connaît.
Exemple d’animations ludiques : jeux de piste avec des messages accrochés aux arbres, chasses au trésor, jeux de mémoire, jeux de mime (donner des situations à mimer que les autres doivent deviner), jeux du miroir, balades de sensibilisation, etc.
*L’approche scientifique : on ramasse, on teste, on expérimente, on nomme et on étudie, on comprend et on explique avec des paroles, des dessins ou des jeux. Par exemple pêcher les pieds dans l’eau puis observer à la loupe la faune aquatique.
Nous intégrons l’approche scientifique et la pédagogie de l’imaginaire car, avec par exemple la création d’un herbier, fait de façon imaginative et individuelle (collage ou dessin, collection ou trésors d’herbes, de plumes ou de graines,), l’approche artistique se mèle ici à l’approche scientifique car aussi on nomme, on observe et on identifie.
Exemple: les balades conceptuelles : l’objectif est de faire comprendre aux enfants les grands concepts écologiques fondamentaux; les messages sont les concepts écologiques : exemple concept d’interdépendance et de cycle : tous les êtres vivants dans une communauté naturelle ont besoin les uns des autres et sont interdépendants; les matériaux de la vie circulent en boucle indéfiniment à travers l’air, l’eau est le sol.
Exemple: différents groupent d’enfants, certains sont des insectes, d’autres des oiseaux, d’autres des chats, etc. ainsi on peut aborder les thèmes de cycle de la vie, et d’interdépendance des êtres vivants, puis de communauté : les plantes et animaux vivent ensemble en un lieu donné où chacun trouve ce dont il a besoin et forment une communauté. (Lire balade nature pour découvrir six concepts écologiques fondamentaux, E. Coudel, 1990 Besançon).
Conclusion : toutes ces approches sont alternées par des périodes libres de récréation qui permettent de se défouler, de se décontracter, et qui laisse la place au rêve : à trop accompagner on empêche l’autonomie, à trop guider ont fait des aveugles.
Les animations laissent la place première à l’enfant et s’inscrivent dans un processus de développement de l’enfant : développer ses sens, son imagination, son potentiel créatif, ses aptitudes.
Ainsi nous adapterons les activités et nos comportements aux besoins de l’enfant : des périodes de sports collectifs pour canaliser leur dynamisme, des jeux libres et collectifs pour enrichir les liens inter groupe et favoriser la socialisation, des activités théâtrales pour travailler ensemble et développer son imaginaire et sa personnalité, des activités artistiques pour favoriser la libre expression de son imaginaire, développer ses capacités pour un meilleur développement personnel, des activités sensorielles pour affiner ses perceptions, etc.
La pédagogie de l’imaginaire prend ici toute son ampleur car, dans notre monde tourné vers la compétitivité et l’efficacité, il semble ne plus y avoir de place pour la rêverie, considérée comme contre-productive et inutile.
C’est pourtant là un élément essentiel de la construction de la personnalité de l’enfant. Celui-ci est, en effet, animé de pulsions et de force intérieure qui le domine encore et qu’il va devoir apprendre à contrôler. Il s’agit de maîtrise de soi : dominer ses tendances agressives et égoïstes, mais aussi ses tendances à l’impulsivité et à l’emportement.
L’Imaginaire est là pour établir un pont entre les fantasmes par définition sans frontières et une réalité qui impose ses limites. L’Imaginaire permet à l’enfant d’apprendre à reconnaître sa vie interne et à maîtriser le monde externe.
C’est par l’imaginaire que le bébé compense l’angoisse de séparation qui l’assaille au moment où sa mère disparaît de son champ de vision. C’est par l’imaginaire que l’enfant se représente les situations auxquelles il est confronté, avant de l’être effectivement. D’où l’importance de favoriser le récit et le rêve, qui sont finalement des moments de travail intense, car un enfant dans la rêverie se construit.
Ici l’imaginaire participe à la construction de notre rapport au monde, il permet de reproduire et d’intérioriser le monde, de le conserver mentalement ou grâce à un support (confère le livret individuel), mais aussi de le faire varier, de le transformer. Nous sommes ici dans le registre de l’intime, de quelque chose qui peut toucher le monde intérieur, ce qui est essentiel dans une éducation à l’environnement.
C’est une pédagogie basée sur l’alternance des approches : alterner pour apprendre.
Avec cette école du jeu, de la poésie de l’art, un entre-deux écologique se modèle lentement, hors des sentiers battus, plein de rencontres qui fécondera un nouveau regard sur le monde.
______________________________________________________________________________
Des « environnements »: 7 conceptions de ce qu’est l’environnement ; « Guide pratique réseau école et nature » 1997:
Il convient de préciser ce que l’environnement représente pour l’homme. De multiples points de vue se font jour, qui, loin de s’opposer, nous apparaissent complémentaires :
-l’environnement problème : l’environnement biophysique en proie aux pollutions et nuisances diverses. Un environnement naturel qu’il s’agit de protéger et de restaurer dans son intégrité originelle.
-L’environnement ressource : il constitue le patrimoine naturel d’où l’homme tire sa subsistance. Un patrimoine dont on connaît les limites et qu’il convient de bien gérer dans une perspective de développement durable.
-L’environnement nature : l’environnement originel dont l’homme s’est coupé et avec lequel il doit renouer pour être pleinement lui-même, car là se trouve ses vraies racines. C’est un environnement mythique, un environnement cathédrale qu’il convient d’admirer et de respecter, pour les autres une nature utérus dans laquelle il convient de se fondre pour renaître.
-L’environnement global : celui de la biosphère, dont l’homme doit tenir compte pour se survivre.
-L’environnement du quotidien : le milieu de vie dans lequel l’homme évolue au cours de ses activités. C’est un environnement de proximité, qui appartient en propre à chaque individu, qui se doit de le protéger et de l’embellir.
-L’environnement communautaire : celui des hommes vivant en société. C’est un environnement collectif, ces valeurs sont la solidarité et la démocratie.
-L’environnement affectif : il peut être ou ne pas être de proximité, c’est un environnement auquel l’individu est affectivement attaché. Un tel environnement est subjectif, ce n’est pas au réel qui se rapporte mais à la représentation que s’en fait l’individu. L’existence de ce type d’environnement fait que tous les individus ne sont pas tous sensibles aux mêmes problèmes d’environnement.
Les cinq grandes dimensions de l’environnement : dimension sécuritaire (risque, santé), dimension sociale, écologique, économique, dimension culturelle et esthétique.
*Grilles méthodologiques du cerveau global : il représente l’étendue des facultés cérébrales de l’enfant et de l’adulte en situation d’apprentissage.
Voici quatre approches complémentaires pour aborder un lieu, un thème. Les termes utilisés définissent les aptitudes de différentes zones cervicales :
-Domaine du raisonné : faites, analyse, chiffre connaissance.
-Domaine du formalisé : méthode, plan, procédures de contrôle.
-Domaine de l’imaginé : visualisation, synthèse, globalisation et découverte.
-Domaine du ressenti : groupe, émotions, expression et affectivité.
De ces aptitudes cérébrales découlent différentes pédagogies :
-Une pédagogie rationnelle : la démarche est d’accueillir et promouvoir le savoir. Les aptitudes sollicitées sont l’analyse et la réflexion.
-Une pédagogie organisée : accueillir et promouvoir le pragmatisme, aptitudes sollicitées : méthodes et ordre.
-Une pédagogie intuitive : la démarche d’accueillir et promouvoir l’invention. Les aptitudes sollicitées sont la visualisation et l’invention.
-Une pédagogie relationnelle : la démarche est accueillir et promouvoir l’expression, les aptitudes sollicitées sont la sensibilité et le contact humain.
Exemple : objectif : sensibilisation à la complexité du milieu urbain.
-Pédagogie rationnelle : lisez la bibliographie concernant le quartier, structurer un dossier rassemblant les données qui ont été collectées sur le quartier.
-Pédagogie intuitive : imaginer et visualiser des améliorations à apportées à son cadre de vie, remémorer tout ce qui vous a plu dans les quartiers ce que vous y avez ressenti, dessiner le ou écrivez le.
*Constat sur l’évolution de l’homme :
-Prédominance de l’avoir : appropriation de l’espace, des choses et des gens.
Volonté de maîtrise du temps et de l’espace, progrès, confort, pollution et gaspillage.
-Négligence de l’être : inhibition de l’expression, de la créativité, non épanouissement de soi, ce qui induit stress et angoisse.
Ce constat sur l’évolution de l’homme est une piste donnée par l’action pour et par l’environnement : « gérer l’avoir pour révéler l’être ».
L’environnement est une affaire de sensibilité, que l’individu soit davantage pris en compte : son vécu, son implication dans ses actes et dans l’animation; soit rendre l’individu acteur de son environnement et l’éveiller à ce qui l’entoure (confère animation : latin anima : donner une âme).
L’environnement est perçu comme :
-une fin : connaissance de la nature et comportement respectueux envers elle. Nous avons ici deux types d’actions : de traitement (traiter l’eau, les déchets, introduction d’espèces animales) et des actions préventives de protection des espaces et espèces, développement durable et comportement respectueux envers la nature.
-Environnement comme un moyen : un support de découverte de la nature et de soi, on rend l’individu acteur de son cadre de vie, on favorise son émancipation, ses sens, sa curiosité et ses connaissances de ce qui l’entoure : prise de conscience de son milieu et de lui-même.
Conclusion : deux approches de l’environnement : une scientifique (constat, ressources, patrimoine et pollution) et une sensible (épanouissement et cadre de vie).
________________________________________________________________________________